9 commentaires pour “
  1. jef dit :

    Le corps, je le comprends et le maîtrise à peu près. L'esprit, c'est plutôt le trou noir ou un cheval fou que je ne parviens pas à gérer…

    La méditation m'a ouvert les portes d'un début de compréhension, la MBCT m'offre une méthode, une base pour guider ma progression.

    Le travail ne fait que commencer mais je sens que c'est une bonne voie pour aller mieux de façon autonome et je ne concevrais pas une journée sans méditation.

    Un immense merci à Sylvie Mouchart qui se donne sans compter et avec beaucoup de sincérité pour nous transmettre son expérience

     

  2. pode dit :

    Témoignage

    « Je ne peux plus continuer comme ça, c'est insupportable…» C'est en substance ce que j'avais énoncé lors de l'entretien préliminaire à la session de méditation de pleine conscience.

    Et pourtant… Une situation professionnelle stable et plutôt confortable, une femme aimante et aimée. Mais des douleurs physiques, ayant pour origine diverses interventions chirurgicales et une maladie dégénérative qui me soude peu à peu la colonne vertébrale. Je pensais pourtant connaître la douleur ayant durant assez longtemps eut une pratique sportive intensive. Mais cette douleur là, celle que l'on ne peut pas choisir d'arrêter, en stoppant simplement l'activité que l'on pratique, commençait peu à peu à envahir toute mon existence : doses quotidiennes d'opium de plus en plus importantes, séances d'osthéophatie à répétition. La haine de ces douleurs me faisait perdre goût à la vie. Je me sentais partir « psychiquement en vrille »…

    Qu'en dire aujourd'hui ? Tout d'abord, ne pas se faire trop d'illusions : les douleurs sont toujours là, rien n'a disparu, mais ce qui a changé fondamentalement, c'est le rapport psychique et affectif à la douleur. Ce que je pense avoir saisi corporellement et affectivement c'est que le rejet, et la haine de la douleur amplifient la souffrance. J'ai appris à accepter de laisser un espace à la douleur, ce qui n'est sûrement pas se résigner à devenir l'esclave de la douleur, c'est pour moi plutôt pouvoir y faire face, en conscience, donc dignement. Etant du genre pragmatique et cartésien il ne m'a pas été facile de me détacher de la seule et dure « raison raisonnante » pour construire progressivement et difficilement, un espace psychique me donnant de la distance.

    Je peux maintenant largement espacer mes visites chez l'osthéo et ne plus prendre en continu l'opium qui m'embrumait de plus en plus. Je continue bien évidemment mes prises, mais non plus quotidiennement, il m'arrive fréquemment de m'en passer plusieurs jours de suite. Je perçois beaucoup mieux mes besoins et gère plus efficacement. Par contre il m'est arrivé de passer deux jours sans méditation (minimum 30 mn en moyenne par jour) dans ce cas je comprends vite que je ne dois pas laisser tomber…

    On peut me considérer comme « dépendant » de la méditation, dans la mesure où elle est devenue une pratique essentielle. Mais elle reste essentiellement une pratique et non pas une captation affective d'un quelconque groupe d'allumés irresponsables ! Ma pratique ne m'a pas transformé en autre chose que ce que je suis.

    Certes, des esprits chagrins penseront qu'une dépendance a été remplacée par une autre.

    Cependant pour moi il n'y a pas « photo » : entre l'opium et la méditation j'ai pu faire mon choix. Par ailleurs, je n'oublie pas que ce choix m'est devenu possible grâce à tous ceux qui m'ont accompagné dans cette expérience: un grand merci donc à Mme Mouchart pour sa patience et sa gentillesse, un grand merci aussi à mes « compagnons de route » participants aux séances dont j'ai aussi beaucoup appris.

    PS. Je tiens à préciser que :

    je n'ai aucun intérêt financier ou bénéfice d'aucune sorte à apporter ce témoignage.

    ma femme a participé conjointement à l'ensemble des séances

  3. Patz dit :

    Je me suis inscrite à un stage MBCT à moment où j’allais très mal.

    D’un côté une tête qui ne cessait de ruminer,  d’interpréter,   d’élaborer des scénarios catastrophes …De l’autre, un corps qui me donnait aussi des signes  inquiétants au point que j’avais peur d’être vraiment en mauvaise posture. 

    Je devais absolument sortir de cet « affolement » et trouver une solution pour m’apaiser.

    En apprenant à me recentrer sur ma respiration,  j’ai découvert un allié : l’air, celui  qui circule à l’intérieur et celui qui m’entoure. J’ai appris à me poser, à promener tranquillement mon souffle  à l’intérieur du corps, à «visiter » les endroits douloureux, à  percevoir  aussi des sensations agréables et à les reconnaitre comme des sources d’énergie, bien présentes en moi.

    Quand je porte mon attention sur cet air qui circule,  j’ai la sensation qu’il relie entre elles les  différentes   parties du corps mais  aussi les sensations physiques, les pensées et les émotions. Il  les invite à se  retrouver et à entamer un dialogue pacifié.  Chemin faisant, j’ai vraiment fait l’expérience d’un corps qui se rassemblait (corps, tête, esprit, sensations).  « Mon corps comme un tout » : cette  petite phrase, souvent répétée au cours des exercices de méditation, a pris énormément de sens pour moi.

    Bien sur, ce n’est pas facile de se concentrer sur sa respiration parce que les pensées, arrivent sans cesse,  envahissantes, parfois obsédantes. Au cours du stage, on apprend à les accueillir sans essayer de les chasser; on essaie de les regarder plutôt comme des événements mentaux. Pour certaines d’entre elles, c’est assez facile, pour toutes celles qui sont chargées d’affects et d’émotions, c’est beaucoup plus dur.  Une autre  petite phrase clé, m’aide beaucoup et je m’y raccroche souvent: « les pensées ne sont pas des faits ».

    Et puis, très important,  le groupe est là, bienveillant. J’ai souvent tiré bénéfice de ce qui se disait et j’avais plaisir à le retrouver toutes les semaines.

    Même si je suis consciente qu’il est difficile de continuer à pratiquer toute seule,  ce stage MBCT a été pour moi une expérience forte,  très positive. Je me suis consacrée ce temps pour aller mieux et je me suis apaisée. J’ai expérimenté qu’il y avait des alternatives à mon fonctionnement habituel.  Je savais intellectuellement que le corps et l’esprit était en interconnexion et influaient l’un sur l’autre. Avec la méditation, je l’ai vraiment éprouvé et ressenti.

  4. Petit Lu dit :

    Je me suis formée à la méditation pleine conscience, lors de mon arrêt pour burn-out. Celle-ci m'a aidée à traverser cette période et à faire face et me transformer. Elle m'a apporté :

    la gestion de mes angoisses favorisant la reprise de contact avec mon corps et une meilleure traversée de celles-ci : ce n’est plus le cérébral qui gouverne et qui s’affole mais le corps qui prend conscience de celles-ci et les apaise avec la respiration, le lâcher-prise devient un sujet concret,

    la distanciation de mes pensées, de mes émotions, je sais mieux quand agir et quand laisser les choses agir,

    l’évolution de mes pensées avec moins de jugement, moins d’irritation, moins de colère, je ne me définis plus par mes pensées, que je sais fluctuantes, j’ai compris la météo émotionnelle, je l’observe et ne me laisse plus embarquer par les nuages,

    le développement de la bienveillance et de la tolérance, la patience, tant vis-à-vis des autres que vis-à-vis de moi-même,

    une chose à la fois : j’ai affûté ma capacité à choisir, en écoutant mon ressenti, je suis plus sereine et plus sûre en moi, je me sens rapidement stressée quand je dois gérer plusieurs choses à la fois, j’apprends à gérer les priorités, je gère pas à pas les choses.

  5. baxo dit :

    J'ai appris énormément de chose, que ce soit sur le plan psychologique ou sur le fonctionnement de l'être humain. Comme on nous l'a enseigné, il faut persévérer, pratiquer encore et encore et surtout ne pas se fixer trop d'objectif comme j'ai eu l'erreur de le faire. Le chemin s'ouvre petit à petit, ne pas vouloir faire de trop grand pas.
     Les méditations audio sont parfaites pour débuter puis approfondir dans la méditation pleine conscience. Nous sommes dans un monde où tout est speed, stress, jalousie, critique, la pleine conscience m'a permis de m'aider face aux problèmes, même si le chemin est quelque fois encore boueux.
     La méditation n'est pas de la relaxation comme pensent beaucoup de novices ou non pratiquant, c'est un acte d'amour envers soi-même, c'est vivre avec ses émotions (tristesse, joie,…) et sensations corporelles (douleur…), telles qu'elles sont ici et maintenant, à l'instant présent, sans chercher à les modifier ou à vouloir aller quelque part ailleurs.
    Je souhaite à toutes et à tous de trouver le chemin et quoiqu'il arrive…..continuons à pratiquer…  

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Agenda

cycle de pleine conscience en 8 semaines MBCT du jeudi
du 05/10 au 14/12/17
dates à voir pour 1er trimestre 2018
du 03/05 au 21/06/18

journée de pleine conscience en silence
26/11/17 ; 18/03/18?? ; 10/06/18

Témoignages

  • ocean 09 juil, 12:05 oui en effet la méditation change notre rapport à la douleur et ça change tout !
  • ocean 09 juil, 12:02 la possibilité d'autonomie en effet (que nous imaginions perdu)  , voilà ce qui nous fait du bien .
  • ocean 09 juil, 12:00 Bravo Franck, poursuivez vos efforts ! votre témoignage me rappelle des souvenirs ... je suis même aller jusqu'à faire 3 parcours .... en 2011